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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 22:26

Gnome-Claus.jpg



Dessin d'André Claus (1952).

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 19:36


Melusine-Carmona.jpg

Un crayonné inédit de Christophe Carmona pour mon livre Donjons et courtines (p.107).

Ce dessin illustre la légende de la comtesse de Lutzelbourg qui, tous les samedis,
se transformait en femme poisson.

Mélusine est passée par là !

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 11:17

En attendant la sortie de l’album Les voyages de Jhen – Le Haut-Koenigsbourg prévue pour l’automne 2006,
voici un rapide retour sur l’œuvre du dessinateur Jacques Martin et ses relations avec l’Alsace
.
(Article paru dans L'Ami hebdo du 6.8.2006)



Vous êtes né à Strasbourg en 1921 et avez passé une partie de votre enfance à Obernai. Pouvez-vous évoquer quelques souvenirs de cette époque ?


Il me reste d’excellents souvenirs de ma première jeunesse à Obernai où j’ai commencé mes années scolaires. Mon père étant devenu chef pilote d’essais à Villacoublay, près de Paris, nous avons déménagé en 1930. Dès ce moment-là, j’ai eu le spleen de l’Alsace malgré mon intégration à la jeunesse de Chatenay-Mallabry.


Martin-bousval-copie-1.jpg Jacques Martin dans son bureau à Bousval, en Belgique, dans les années 1980.

(Coll. J. Martin)

 

Parliez-vous l’alsacien dans votre enfance ?


Peut-être. Je ne me rappelle plus très bien, mais je suis certain que je le baragouinais. Cela m’a toutefois aidé à plus ou moins maîtriser l’allemand plus tard.

Vous avez également des racines familiales en Lorraine. Pouvez-vous nous en parler ?


Oui, mon père était originaire de la région de Thiaucourt – Beaumont – Seychpré, au nord de Toul. Il doit me rester quelques cousins dans cette région.


 La maison de la famille Martin à Obernai jusqu’en 1930. (Coll. J. Martin)

 


L’installation, en 1930, de votre famille dans la région parisienne vous a permis d’échapper à l’incorporation de force des jeunes Alsaciens et Mosellans dans l’Armée allemande mise en vigueur en 1942. Par contre, vous avez été requis au STO et envoyé aux usines Messerschmitt d’Augsbourg, puis de Kempten. Aviez-vous connaissance, à cette époque, du sort des Alsaciens et des Mosellans versés d’office dans la Wehrmacht ou les Waffen-SS ? Avez-vous rencontré de ces jeunes «Malgré-Nous» lors de votre séjour forcé en Allemagne ?


Oui, j’ai été requis par le STO le 12 juillet 1943 et, dès le mois de septembre, j’ai eu l’occasion de discuter avec des jeunes de la Wehrmacht qui étaient des Alsaciens. Ils m’avaient repéré en tant que Français. C’étaient des permissionnaires du front de l’Est qui m’ont alors décrit leur triste sort. Ils m’ont même envié d’être obligé de travailler pour les usines Messerschmitt !

 

Plusieurs de vos albums, comme La grande menace, L’arme absolue (Lefranc) ou La cathédrale (Jhen) ont pour cadre l’Alsace. Quelle a été la genèse de ces aventures «alsaciennes» ?


Tout simplement mon amour pour l’Alsace, territoire que je n’ai jamais oublié car j’y ai vécu les plus belles années de ma jeunesse.

 

 

Lefranc à Obernai, dans L’arme absolue (1982). (©J. Martin/G. Chaillet/ Ed. Castermann).

 

 


Avez-vous eu des échos de la part de lecteurs alsaciens suite à la parution de ces albums ?


Bien sûr ! Et je n’oublierai jamais le succès de la dédicace organisée à Obernai lors de la sortie de L’arme absolue (Lefranc). La place de la ville, lorsque je suis arrivé, était noire de monde et j’ai cru qu’il s’y tenait le marché ! On m’a vite détrompé : tous ces gens étaient les lecteurs qui m’attendaient. De même, la plus formidable dédicace que j’ai jamais faite s’est déroulée à la libraire Kléber, à Strasbourg, lors de la sortie de l’album La cathédrale (Jhen). Il y avait tant de monde que la police est venue voir ce qui se passait et a réprimandé le libraire pour ne pas avoir prévu des barrières Nadar pour contenir la foule qui était dehors ! Ces jours derniers, la ville d’Obernai m’a demandé de dédicacer une série d’albums (La grande menace et L’arme absolue) afin de la distribuer aux responsables du «Tour de France».

 


martin--cole-copie-1.jpg Jacques Martin, en juin 1982, dans la cour de sa première école à Obernai. (Coll. J. Martin)

 

 
Dans L’arme absolue, une scène a souvent interpellé les spécialistes du Moyen Age alsacien : Lefranc se retrouve face à l’entrée d’un château fort surveillée et barricadée pour cause de fouilles archéologiques. Cette scène est-elle liée à un souvenir particulier ?

Evidemment, car je me suis personnellement fait éjecter d’un site archéologique vosgien de manière très rude. Alors, j’ai reproduit cette scène dans l’album.

Vos héros – que ce soit Jhen, Alix, Lefranc ou Loïs – reviendront-ils dans un futur album courir l’aventure en Alsace ?

C’est bien possible, mais il faudrait que je trouve un excellent sujet. Mais nous avons en préparation un Voyage de Jhen sur Strasbourg, avec Muriel Chacon pour les dessins.

 
                                                                                                                                       Propos recueillis par Nicolas Mengus



Depuis la publication de cette entrevue, l'album Les voyages de Jhen - Strasbourg (avec Muriel Chacon) est paru en 2007. Jacques Martin a aussi fait paraître ses mémoires et dessins sur le STO en 2009 (avec J. Maeck et P. Weber) sous le titre Carnets de guerre.



Jhen au sommet de la cathédrale de Strasbourg (album La cathédrale, © J. Pleyers/J. Martin/ Ed. Casterman)





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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 11:06





Mengus-chateaux--1.jpg Mengus-chateaux-2.jpg

Voici deux pages extraites de mon livre sur les châteaux d'Alsace paru chez Coprur. Les personnes en costumes médiévaux font partie de la Compagnie de Saint-Georges et portent des reconstitutions très fidèles de vêtements du XVe siècle. Encore merci à Gerry A. Embleton et à John Howe, responsables de la Compagnie. Voyez leur site www.companie-of-st-george.ch.

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 19:14


Essai (projet) de restitution du Hohenbourg (Mont Sainte-Odile) au XIIe siècle. Dessin de N. Mengus

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 19:03

Donjons-et-courtines.jpg


L’Alsace et la Lorraine étant deux régions partageant une histoire et une frontière commune, il m’a paru tout naturel de m’intéresser aussi au patrimoine militaire médiéval lorrain. Et ce fut une sacrée découverte : la Lorraine n’a rien à envier à sa voisine, l’Alsace, qui est réputée pour être une terre de châteaux forts. C’est ainsi qu’est né Donjons et courtines. Châteaux forts et fortifications médiévales de Lorraine, (Editions Pierron, Paris-Sarreguemines, 2009).


Encore merci à mon ami Christophe Carmona qui a pris sur son temps pour réaliser quelques illustrations au pied levé.



« C’est un fait : la Lorraine n’est pas connue pour ses châteaux forts. Or, le patrimoine fortifié médiéval lorrain, d’une richesse exceptionnelle, témoigne de l’histoire agitée de la région tout au long du Moyen Age. Du fier donjon dominant la plaine à la motte castrale, du vestige de muraille à l’église puissamment fortifiée, le nombre et la variété des sites, monumentaux ou modestes, étonne et interpelle.

Spécialiste reconnu des châteaux forts alsaciens, Nicolas Mengus se penche cette fois-ci sur l’histoire et l’architecture de la Lorraine médiévale. Il propose une présentation complète de ce patrimoine fragile qui a beaucoup souffert des guerres et des destructions accidentelles ou volontaires. Cet ouvrage est une invitation à partir sur les traces du passé tumultueux de la Lorraine ».

 

 

 

 

 

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 18:39

Entre-2-fronts-1.jpg



 

C’est avec la collaboration d’André Hugel, président de la Société d’histoire de Riquewihr, que j’ai rédigé Entre deux fronts. Les incorporés de force alsaciens dans la Waffen-SS (Editions Pierron, Paris-Sarreguemines, 2 vol., 2007-2008). C’est la première fois qu’un ouvrage était exclusivement consacré aux Alsaciens - et un peu aux Mosellans - qui ont été incorporé de force dans cette troupe d’élite, encore qu’au moment de leur incorporation, la Waffen-SS, manquant de soldats, n’avait plus le loisir de faire « la fine bouche » et de se contenter du seul volontariat pour faire face à ses pertes.

Le premier volume revient sur le contexte historique de cette incorporation. Le second volume regroupe une soixantaine de témoignages d’anciens Malgré-Nous.






Entre-2-fronts-2.jpg






« Début 1944, les unités Waffen-SS reviennent exsangues du front de l’Est. Le volontariat ne suffit plus à combler les «trous» : la SS a recours alors à l’incorporation de force dans plusieurs pays d’Europe.


En France, les jeunes Alsaciens et Mosellans sont directement visés par ce recrutement forcé. Les «gosses» de la classe 1926 ont entre 17 et 18 ans. Ils font tout pour échapper à ce coup du sort : exemption, évasion, désertion. Mais la plupart du temps, les menaces de déportation des familles en Silésie ou d’exécution à mort pures et simples ont raison, à juste titre, des récalcitrants.


Privés de leur jeunesse, privés de la réconciliation nationale, abandonnés par l’Histoire, ils se taisent depuis 60 ans après avoir connu l’enfer d’être pris entre deux fronts.


Le premier volume présente ce qu’a été l’incorporation de force dans les Waffen-SS. Le tome 2 est exclusivement composé de témoignages des survivants : ceux qui ne sont pas morts au combat, qui n’ont pas été abattus par leurs tortionnaires allemands ou par la Résistance, ou qui ont pu survivre aux camps soviétiques » .




 

Ces ouvrages ont notamment fait l’objet de compte rendus dans L’Alsace du 18.2.2008, Le Républicain Lorrain du 6.3.2008, les Dernières Nouvelles d’Alsace des 15.4.2008 et 10.3.2009, Les Vosges n°2 2008, p.23, Land und Sproch n°168 et 170, p. 30, Heimetsproch un Tràdition n°173 et 177, Bulletin interdépartemental de liaison des Anciens de Tambow et camps assimilés n°42, plus une interview sur TV-Doller en février 2008.

 

 

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 18:06

F-e-Carmona.jpg

Une fée de mon ami Christophe Carmona.
De quoi souffler un peu au milieu de toutes ces publications quelque peu guerrières !

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 17:51

Comprendre-2009.jpg


Je travaille depuis 2002 sur le drame et le crime de guerre que constitue l’incorporation de force des jeunes Alsacien(ne)s et Mosellan(ne)s dans le Reichsarbeitsdienst (Service du travail du Reich, en fait une préparation paramilitaire) et dans l’armée allemande après la défaite française de 1940 et l’annexion de ces deux régions à l’Allemagne nationale-socialiste.

Au sein du journal L’Ami hebdo, j’ai publié en 2005 Comprendre… l’incorporation de force. Les jeunes d’Alsace et de Moselle dans l’Armée allemande. Ce numéro hors série de L’Ami hebdo de 80 pages s‘accompagnait d‘un cédérom de près de 800 pages de témoignages et de documents. Au moment de la deuxième édition du magazine, en 2008, un site internet a été créé : www.malgre-nous.eu , entièrement consacré aux incorporés de force (ou Malgré-Nous ou déportés militaires) : témoignages, documents, bibliographie, avis de recherche...

La quatrième édition (revue) du magazine est parue en 2010, preuve que cet aspect méconnu de la Seconde Guerre mondiale passionne bien au-delà des frontières de l'Alsace et de la Moselle.

 

 

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 17:39

Haut-Koenigsbourg-2.jpg

A l’origine, pour ma première véritable incursion dans le monde de la bande dessinée et, de surcroît, dans l‘univers de Jacques Martin - une expérience enrichissante -, je devais réaliser les textes et les illustrations de l’album des Voyages de Jhen consacré au Haut-Koenigsbourg (éditions Casterman, 2006). Mais, à la fois mon niveau artistique un peu faible et mon manque de temps à consacrer à ce travail, ont fait que les dessins ont été confiés à un professionnel, Yves Plateau. Ce fut un véritable plaisir de travailler avec Yves et j’espère bien avoir l’occasion de collaborer de nouveau avec lui.


L’album retrace la naissance du Haut-Koenigsbourg, son histoire événementielle et son évolution architecturale.

Sont également abordés quelques thèmes plus précis : le confort au château, son armement au XVIe siècle, ses éléments défensifs, sans oublier les châteaux voisins : Oedenbourg, «Bas-Koenigsbourg» et Kintzheim.

La principale difficulté de cet ouvrage était de restituer le château sans calquer la reconstitution qu’en avait fait Bodo Ebhardt au début du XXe siècle, mais sans toutefois en faire abstraction.








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Histoire D'alsace

  • : Histoire d'Alsace - Châteaux Forts - Malgré-nous - par Nicolas MENGUS
  • : L'histoire de l'Alsace, de ses châteaux forts et ses fortifications médiévales. Découvrez également l'histoire des Malgré-nous : les incorporés de force pendant la Seconde Guerre mondiale.
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